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Critique de l’album sur Planète Francophone

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Voici Albert Weber…il m’offre la première critique de mon album depuis Strasbourg, son coin de la France!  Il faut savoir qu’Albert est un globe-trotter en quête de nouvelles musiques; il sillonne la francophonie mondiale depuis maintes lunes et sa plume blogue régulièrement sur sa page Planète Francophone.

Albert Weber- Planète Francophone

Albert Weber- Planète Francophone

 

(…) Janie Renée Myner (qui a retenu ses deux prénoms en guise de pseudonyme) est têtue et  chante en français ses propres chansons. Allez savoir pourquoi se compliquer ainsi la vie ! Assurément une question d’identité franco-ontarienne, d’amour pour la langue française tout simplement.

Une langue qui l’incite aux confidences suivantes : « Telle une alchimiste, je concocte des potions multiples, tirées de mon quotidien, de mes mémoires et de ma vie. La vérité, c’est que j’écris des chansons depuis mon enfance. En plus de saupoudrer d’humour les situations loufoques dont je suis témoin, je traduis mes humeurs, mes pensées et je les accompagne de musique. J’affectionne particulièrement le blues et le jazz. Alors ne vous surprenez pas de lire ou d’écouter des textes mordants, parfois comiques, parfois sérieux– ce sont toutes des facettes de moi ».

Janie Renée n’est ni Québécoise ni Acadienne, que ce soit bien clair. Et elle revendique haut et fort ses origines : « Je  tiens mes racines de l’Est-Ontarien, plus précisément de St-Eugène, un petit coin de l’Ontario français qui vivote allègrement, loin des pressions des villes et qui résonne toujours au diapason de la terre et des saisons ».

Sa trajectoire artistique, elle la place résolument hors des autoroutes rectilignes et des recettes à appliquer à tout prix. Chez elle, un évident besoin d’authenticité va de pair avec l’envie de chanter la vie, les petits soucis, les déchirures (« Loin de toi, loin de moi », les situations qui prêtent à sourire, les comportements qui donnent à réfléchir aussi.

Car au-delà des mots qui font mouche, comme ses délirantes « Mémés Versace », elle sait s’y prendre pour émouvoir et faire rire.

D’où ces 12 chansons dont elle a signé tous les textes et la majorité des musiques aussi, exception faite de « L’embuscade » (avec Didier Lozano); « Ma biguine » (avec Ronald Tulle). Et Léo Laroche qui cosigne le texte de « La semeuse d’histoires ».

Quand on prend vraiment le temps d’écouter « L’Eden est un bazar », on est agréablement surpris tant par le fond que la forme. A commencer par le soin apporté à l’enregistrement. S’il est vrai que les arrangements des cuivres signés Mark Ferguson occupent une place essentielle sur cet opus, Janie Renée s’est entourée d’une sacrée brochette de musiciens.

Leur nombre et leur diversité témoignent du défi relevé par cet album aux multiples sonorités : guitares (Louis Trudel); contrebasse (Jean-François Martel); batterie (Magella Cormier » ); percussions (Joanna Peters); piano (Michel Ferrari); trombone (Mark Ferguson); trompette (Nicholas Dyson); saxo et clarinette (Mike Tremblay).

C’est dans la chanson « D’Adam et d’Eve » qu’il faut déceler l’origine du titre de l’album : l’artiste est bien décidée à « rester Eve » dans ce texte aux accents oniriques, où « le piège, c’est le refus de garder les yeux clos ». Donc « L’Eden est un bazar » avec ses sous-entendus, ses situations vécues en songe, ses « jeux d’ombres » et ses « fresques de vertu ».

Certaines chansons  pourraient tout à fait inspirer un clip des plus expressif,  comme « La goguette du Chat Noir », « Le diner solitaire » ou bien « Les Mémés Versace » , ces « vieilles greluches en mission »qui ont passé l’âge des diètes » décrites de manière très expressive sur un rythme de tango.

Pour lire l’article intégral, suivez ce lien : http://planetefrancophone.fr/actualites/ontariojazz/

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